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Pourquoi j'ai créé PERS6NɅ : cinq ans de recherche, un grâal retrouvé à Chicago, et une conviction née de mon propre parcours

20 févr.
5 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 5 jours

Je n'ai jamais voulu être coach. Je n'ai jamais voulu créer un test. J'ai juste voulu comprendre comment on fonctionne, et comment faire ensemble malgré tout ce qui nous oppose.


Des livres de famille à une carrière en marketing

Je suis fils d'un médecin et d'une psychomotricienne. Dès l'adolescence, j'ai fouillé dans la bibliothèque familiale — c'est là que j'ai ouvert Psychopathologie de la vie quotidienne de Sigmund Freud, et Voyage au centre des organisations de Henry Mintzberg. Le premier m'expliquait comment je fonctionnais. Le second, comment des gens différents pouvaient malgré tout construire ensemble. Je ne le savais pas encore, mais ces deux questions allaient structurer toute ma vie professionnelle.

J'ai d'abord fait une carrière dans le marketing. Puis, en 2015, j'ai suivi la formation Coach and Team — un peu comme on suit une école de management. C'est là, en tant que jeune coach, que j'ai découvert le monde des tests de personnalité.


Le labyrinthe des tests

Mon entreprise m'a fait passer un Process Communication Model®. Je n'ai pas compris grand-chose, à part que je savais bien colorier ma maison carrée. Mais l'idée m'avait plu : trouver des indices sur soi, avoir un support pour se rassurer. Alors j'ai continué à en passer : TTI Success Insight®, MBTI®, 4D Clarity®, Clifton Strength Finder®, Monkey Tie 5D®, puis plus récemment Mindset Map® et Com Colors®.

Aucun ne m'a vraiment parlé. J'aimais l'idée, mais pas toujours l'outil.


2018 : la rencontre qui change tout

En 2018, à l'Institut Maieutis, mon chemin recroise le Process Communication Model® — mais cette fois grâce à Isabelle Jarniou Contal. Pour la première fois, un modèle devient réellement lisible pour moi. Je me forme au PCM avec Gérard Collignon et Isabelle, puis j'approfondis ma pratique via le Process Therapy Model de Patrice Dubourg, que je considère comme l'une des personnes les plus compétentes sur le modèle.

Le PCM m'a beaucoup aidé, en individuel comme en collectif. Mais une question, plus exigeante, a commencé à me travailler : d'où vient réellement ce modèle ? Comment a-t-il été construit ? Comment les questionnaires sont-ils administrés ?


Cinq ans de recherche

Cette question m'a lancé dans une recherche de plus de cinq ans. J'ai passé beaucoup de temps à échanger avec mes pairs — Philippe Coudol, Isabelle Jarniou, Vannina Malekzadeh, Mélanie Le Van Cau. J'ai écrit un article sur le driver « Sois sage ». J'ai contacté l'Association Internationale d'Analyse Transactionnelle en vue d'une publication. J'ai été supervisé par des figures de l'Analyse Transactionnelle — Daniel Chernet, Philippe Ducatteeuw — et par des cliniciens américains. Et chaque mois, j'ai continué d'échanger avec Patrice Dubourg : des livres partagés, des traductions, des idées qui s'affinent.

J'ai aussi utilisé l'intelligence artificielle très tôt dans ce travail — pas pour aller vite, mais pour aller plus loin : interroger des agents dédiés, construire mes propres GPT à partir de mes sources. J'ai acheté des dizaines d'ouvrages rares en double — un exemplaire à lire, un exemplaire à numériser pour nourrir une IA dédiée à ce corpus précis. Une bibliothèque vivante plutôt qu'une pile de livres qui prend la poussière.

J'ai récolté et étudié des centaines d'articles et d'ouvrages — Eric Berne, Claude Steiner, Ian Stewart, Michael Brown, Taibi Kahler — souvent rares, parfois quasi introuvables.


Le graal de Chicago

Parmi ces trouvailles, il y a eu un graal personnel : un exemplaire dédicacé de Transactional Analysis Revisited de Taibi Kahler — un ouvrage que je n'avais jamais vu, même chez des pairs très spécialisés. Je l'ai déniché chez un bouquiniste de Chicago. Il est reparti à San Francisco chez une amie, avant de me valoir un aller-retour dans la journée pour aller le récupérer à Paris. Ce genre de détail peut sembler anecdotique. Pour moi, il résume toute la démarche : ne jamais se contenter de la version simplifiée quand la source originale existe encore quelque part.

Plus largement, j'ai mobilisé toutes les ressources à ma disposition — recherche académique, échanges avec mes pairs, intelligence artificielle — pour comprendre comment un test de personnalité se construit réellement, de A à Z. Et de cette compréhension est né, non pas une copie, mais un diagnostic pensé différemment : PERS6NɅ.


Ce que cette recherche m'a appris

Cette exploration m'a conduit à un constat simple : selon moi, beaucoup de tests de personnalité n'ont pas de base scientifique solide, ou n'ont jamais été mis à jour depuis leur création. Ceux qui s'appuient sur une base clinique le font le plus souvent via la psychanalyse ou l'étude des troubles du comportement. Et l'Analyse Transactionnelle elle-même, celle qui m'avait tant aidé, n'est finalement qu'un moyen de traduire des types de personnalité pas une source scientifique en soi.

Je me suis alors plongé dans la CIM-11 (2022, Organisation mondiale de la Santé), le DSM-5-TR (2022, American Psychiatric Association), puis dans le PDM-3, les classifications que médecins, psychiatres et psychologues utilisent aujourd'hui pour décrire les fonctionnements et troubles de la personnalité.


Affronter mes propres injonctions

Avec toutes ces informations réunies, il ne restait plus qu'un obstacle : moi-même. Créer son propre modèle, c'est se heurter de plein fouet à ses propres injonctions — dans mon cas, « ne sois pas important » et « ne réussis pas ». Ma personnalité Native est Évaluateur : rigueur, vérification, exigence de preuve avant toute conclusion. C'est peut-être précisément ce trait qui m'a empêché de publier quoi que ce soit avant d'avoir tout vérifié — et qui, aujourd'hui, garantit que rien dans PERS6NɅ n'a été avancé à la légère.


Naissance de PERS6NɅ

PERS6NɅ est né de cette rencontre entre une quête personnelle et une exigence scientifique. Le modèle a d'abord été éprouvé auprès d'un premier groupe de 30 personnes, en tests croisés avec d'autres outils de personnalité. Depuis, la base s'est élargie : à ce jour, plus de 60 personnes ont réalisé leur diagnostic PERS6NɅ en complément d'un autre test avec 6 types de personnalités déjà passé — une comparaison directe qui continue d'affiner le modèle dans la durée.

Une exigence méthodologique s'est imposée dès le départ : demander aux participants de classer les 6 types de personnalité entre eux, plutôt que de les noter séparément. Certains profils, dans l'action ou la réaction, ont tendance à vouloir remplir un test trop vite — ce qui fragilise la fiabilité du résultat. Classer oblige à trancher, et donc à être honnête avec soi-même.


Une conviction qui reste une quête

Cette recherche est devenue, avec le temps, presque une obsession — au service d'une idée simple : comprendre finement pour mieux transmettre, s'appuyer sur des bases scientifiques récentes et éprouvées pour mieux accompagner. PERS6NɅ n'est pas un point d'arrivée. C'est la suite logique d'un enfant qui voulait comprendre pourquoi personne ne lui parlait vraiment de lui-même, et qui a fini par construire l'outil qu'il aurait aimé trouver.

Igor Heres, fondateur de PERS6NɅ


Process Communication Model®, TTI Success Insight®, MBTI®, 4D Clarity®, Clifton Strength Finder®, Monkey Tie 5D®, Mindset Map® et Com Colors® sont des marques déposées de leurs titulaires respectifs. PERS6NɅ n'est affilié à aucune d'entre elles. PERS6NɅ est un diagnostic de personnalité non clinique et non diagnostique, inspiré des classifications CIM-11, DSM-5-TR et PDM-3.

 
 
 

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